festival cannes 2018 solo star wars story

Jack’s Horror House de Lars Von Trier

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Star Wars sur la Croisette ©YesICannes.com

La Compétition sur la Croisette a accueilli le 15 mai En Guerre (France) de Stéphane Brizé et Under The Siver Lake (Etats-Unis) de David Robert Mitchell. Hier, Lars Von Trier signait son retour au Festival de Cannes avec The House That Jack Built, un thriller-film d’horreur à la limite de l’insoutenable.

En Guerre du Français Stéphane Brizé raconte le sentiment d’humiliation et de désespoir d’employés licenciés alors que l’entreprise fait des bénéfices records. Dans Under The Siver Lake, le cinéaste américain David Robert Mitchell raconte la quête surréaliste d’un homme à travers Los Angeles pour découvrir le secret de la disparition d’une belle nageuse. Hier, Lars Von Trier a fait sensation sur la Croisette avec son nouveau thriller/film d’horreur The House That Jack Built, une histoire de tueur en série, un prédateur dénué de sentiments humains, à la fois impitoyable et sadique, esthète et intellectuel.

festival cannes 2018 the house that jack built

Uma Thurman & Matt Dillon – Courtoisie du Festival de Cannes

Plongée dans l’horreur

Âme sensible s’abstenir: la maison que Jack, féroce tueur en série, construit, est la maison des horreurs où tous genres de victimes s’entassent: femmes, bien sûr, victimes désignées, mais aussi enfants et hommes. Mr Sophistication, comme se surnomme Jack (Matt Dillon), se vante d’avoir tué plus de soixante victimes en douze ans, au rythme de ses pulsions, lesquelles naissent d’une douleur grandissante quand s’estompe l’extase suivant le meurtre.
Jack raconte sa plongée dans l’horreur en cinq meurtres – appelés incidents et plus tard, œuvres d’art – à un mystérieux Verge (Bruno Ganz), qui, en voix off, régulièrement commente ou déplore les meurtres. Enfin, Jack rencontre Verge dans un épilogue surréaliste, alors qu’enfin la police vient enfin l’arrêter.

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Courtoisie du Festival de Cannes

Détails macabres et Grand Guignol

Lars Von Trier place son intrigue aux Etats Unis dans les années 70, dans l’État de Washington. Provoqué par une femme (Uma Thurman) qui insiste pour qu’il l’aide pour son pneu crevé et ses incessantes allusions aux “serial killers”, Jack assomme l’imprudente avec un cric (Jack en anglais). Tombent ensuite sous ses coups de couteaux, étranglements, balles, etc. un casting international: Siobhan Fallon Hogan, Sofie Gråbøl, Riley Keough, après que le psychopathe se soit joué de ses proies avec un absolu sadisme. Aucun détail macabre des meurtres n’est épargné aux spectateurs: effusions de sang, agonie, seins coupés, mises en scène nécrophile des cadavres, le tout bien gore, digne du Grand Guignol,  souvent souligné d’une touche d’humour ricanant.

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Courtoisie du Festival de Cannes

Le tigre et l’agneau

Tout au long de ce chemin d’épouvante, Jack livre ses pensées grotesques et esthétiques à ce Verge inconnu à travers des conversations où il justifie ses “œuvres d’art” par la nécessité que le tigre, prédateur ultime symbolisant la sauvagerie, dévore l’agneau de l’innocence, reflet d’un monde mauvaise et sans âme. Le génial provocateur Lars Von Trier se perd toutefois dans la troisième partie, à propos “d’icônes de l’histoire” Européenne, du Troisième Reich et les camps de concentration, illustrées en extraits de films N&B. Il revient enfin l’obsession de Jack – qui, par ailleurs, est un ingénieur et architecte: construire sa maison sur les bords d’un lac. Sa maison en parpaing, puis en bois, ne le satisfaisant pas, il se rendra compte finalement qu’il dispose dans sa chambre froide d’un matériau abondant.
Mais au milieu de cette démesure de violence morbide, était-il utile de couper la patte à un caneton?

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Riley Keough & Matt Dillon – Courtoisie du Festival de Cannes

Il est clair que le Lars Von Trier, virtuose d’une caméra qui explore le côté le plus sombre de l’âme humaine dans un opus aussi sujet à controverse, ne pouvait être présenté que Hors Compétition. C’est dommage pour le beau Matt Dillon qui aurait été un séreux prétendant pour le Prix d’Interprétation Masculine.

The House That Jack Built de Lars Von Trier
2h35 – Couleur

www.festival-cannes.com

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©YesICannes.com

La Montée des Marches de Solo : A Star Wars Story de Ron Howard

Cliquer pour agrandir – ©YesICannes.com – Tous droits réservés

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Jack’s Horror House de Lars Von Trier was last modified: May 15th, 2018 by tamel

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