À Nice, l’Océan entre dans une nouvelle ère : le Traité des Nations Unies, l’accord historique de l’ONU pour protéger la haute mer en eaux internationales, entre en vigueur.
Traité de Nice : C’est un moment historique pour la planète bleue. Le samedi 17 janvier 2026, à Nice, le Traité des Nations Unies sur la protection de la haute mer est officiellement entré en vigueur, marquant l’aboutissement de plus de vingt années de négociations internationales. Une bascule majeure pour l’Océan, la biodiversité marine et l’avenir de l’humanité.

Né sur la Côte d’Azur
Accueillie à l’Hôtel de Ville de Nice, la cérémonie officielle a réuni représentants de la communauté internationale, diplomates et acteurs clés de la gouvernance climatique et maritime. Symbole fort : ce traité, désormais juridiquement contraignant, restera dans l’histoire comme le “Traité de Nice”, tant l’élan décisif est né sur la Côte d’Azur lors de la 3e Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC3) organisée en juin 2025.

Nice
Protéger 30 % des océans d’ici 2030 : un objectif mondial
Officiellement nommé Accord sur la biodiversité au-delà des juridictions nationales (BBNJ), le traité constitue le premier cadre juridique global dédié à la protection de la haute mer. Ces vastes étendues marines, situées au-delà des zones économiques exclusives des États, représentent 60 % de la surface des océans et près de la moitié de la surface du globe. Jusqu’à présent, ces eaux internationales ne bénéficiaient d’aucune protection spécifique.

Création de réserves marines à grande échelle
Désormais, le traité ouvre la voie à la création de réserves marines à grande échelle, à la lutte contre la pollution chimique et plastique, à une gestion plus durable des ressources halieutiques et à la préservation de la biodiversité face au réchauffement et à l’acidification des océans. L’accord s’inscrit pleinement dans l’objectif international dit “30 pour 30”, visant à protéger au moins 30 % des océans d’ici à 2030, tel qu’adopté lors de la COP15 et dans le cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal.

Un traité contraignant pour un élan inédit
Adopté par les 193 États membres de l’ONU en juin 2023 et signé par 145 pays, le traité est entré en application dans un délai exceptionnel de moins de six mois après sa ratification par le nombre requis d’États. À ce jour, plus de 80 pays l’ont ratifié, dont la France dès février 2025. La ratification récente de la Chine a renforcé sa portée, même si certains grands États comme les États-Unis ou la Russie ne se sont pas encore engagés. Fait majeur : le traité s’impose désormais à toutes les activités menées en haute mer, y compris pour les États non signataires, établissant un précédent fort en matière de gouvernance environnementale mondiale.

Un enjeu de solidarité et de justice internationale
Au-delà de la protection environnementale, le traité BBNJ porte une dimension profondément solidaire. Il reconnaît la haute mer comme un patrimoine commun de l’humanité et instaure un cadre pour un partage juste et équitable des bénéfices issus des ressources génétiques marines, un point salué par de nombreuses ONG environnementales, dont Greenpeace. Il prévoit également l’internationalisation des décisions relatives aux études d’impact environnemental, la production de connaissances scientifiques, le développement d’innovations techniques et une meilleure compréhension des écosystèmes marins.

©Greenpeace France
Nice, capitale de l’impulsion océanique
Christian Estrosi, Maire de Nice et Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, a rappelé avec force la portée symbolique de cette entrée en vigueur : « Aujourd’hui est un jour important puisqu’il marque l’entrée en vigueur du traité des Nations Unies sur la haute mer, qui sera toujours le Traité de Nice. Pour l’Océan, notre planète et l’humanité, cet accord est une bascule. Être une terre d’impulsion fait partie des grandes fiertés des Niçoises et des Niçois. Le futur de nos océans nous appartient. »

Un tournant pour la planète bleue
Avec l’entrée en vigueur de ce traité, l’Océan cesse d’être un espace de non-droit. Nice s’inscrit durablement comme un point d’ancrage mondial de la diplomatie environnementale, incarnant une prise de conscience collective : protéger la haute mer, c’est protéger l’équilibre de la planète.
La cérémonie s’est tenue en présence de Christian Estrosi, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Président délégué de la région Sud, Vice-président d’Horizons, d’Olivier Poivre d’Arvor, envoyé spécial du Président de la République, de Kamal Amakrane, représentant de l’Assemblée générale des Nations Unies pour le climat, ainsi que de représentants des 81 États signataires.















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