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Aux Belles Rives, l’esprit de Fitzgerald continue de souffler sur la Riviera : le Prix Fitzgerald 2026 couronne Julian Barnes et célèbre l’élégance du dernier départ.

Julian Barnes – lauréat du Prix Fitgerald ©YesICannes.com
Prix Fitzgerald : Il est des lieux où la littérature semble flotter dans l’air, portée par la lumière de la Méditerranée et le murmure des souvenirs. À Juan-les-Pins, l’hôtel cinq étoiles des Belles Rives, ancienne Villa Saint-Louis où vécurent Francis Scott Fitzgerald et Zelda Fitzgerald, demeure l’un de ces sanctuaires. C’est dans ce décor mythique, où naquit en partie l’inspiration de Tendre est la nuit, qu’a été décerné le 15e Prix Fitzgerald. En couronnant Départ(s), ultime ouvrage d’un écrivain majeur de la littérature contemporaine, le Prix Fitzgerald célèbre une œuvre qui parle de l’amour, de la mémoire et de la fragilité du temps avec une élégance infinie.

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Mélancolie des grandes passions
Créé en 2011 par Marianne Estène-Chauvin, le prix récompense chaque année un auteur dont l’œuvre retrouve quelque chose de l’esprit fitzgéraldien : l’élégance du style, la mélancolie des grandes passions, le raffinement des atmosphères et cette capacité rare à transformer une histoire intime en émotion universelle. Une manière de rappeler, cent ans après les étés de Fitzgerald sur la Riviera, que les plus beaux livres sont aussi ceux qui nous apprennent à dire adieu.

Marianne Estène-Chauvin (au micro) entourée des membres du jury ©YesICannes.com
Julian Barnes, la consécration d’un maître de la littérature britannique
Cette année, le jury a choisi de distinguer Julian Barnes pour son roman Départ(s) !, publié en janvier 2026 aux éditions Stock dans la collection La Cosmopolite et traduit de l’anglais par Jean-Pierre Aoustin.
À 80 ans, l’écrivain britannique a annoncé qu’il s’agissait probablement de son dernier livre. Une dimension crépusculaire qui confère à ce roman une résonance particulière. À travers les retrouvailles de deux jeunes amoureux séparés depuis les années 1960, Barnes compose une méditation lumineuse et douloureuse sur le vieillissement, le deuil, la maladie et le temps qui passe.

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Une œuvre d’une grande délicatesse
À la frontière du roman d’amour, du récit autobiographique et de l’essai littéraire, Départ(s) séduit par la finesse de sa construction et son intensité émotionnelle. Le jury a salué une œuvre d’une grande délicatesse, capable d’aborder la finitude avec une grâce et une pudeur profondément fitzgéraldiennes. « Je suis ravi et profondément honoré de recevoir le Prix Fitzgerald », a déclaré l’auteur, rappelant que Fitzgerald demeure son écrivain américain favori de l’entre-deux-guerres et une source d’inspiration constante.

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Une « Riviera élégante » célébrée par Marianne Estène-Chauvin
En ouvrant cette quinzième édition, Marianne Estène-Chauvin a prononcé un discours intitulé Une Riviera élégante, véritable déclaration d’amour aux Belles Rives et à l’héritage littéraire de la Côte d’Azur. « Certains lieux ont une âme et d’autres donnent envie de raconter des histoires. Entre la lumière de la Méditerranée et cette atmosphère si particulière aux Belles Rives, il serait presque difficile de ne pas avoir envie d’écrire un roman ou au minimum une belle page de sa vie », a-t-elle rappelé devant un parterre d’écrivains, de journalistes et de passionnés de littérature.

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Célébrer les rencontres, les souvenirs…
Pour la présidente de l’Académie Francis Scott Fitzgerald, le prix est bien davantage qu’une récompense littéraire. Il est « une rencontre entre des livres, des personnalités et un esprit », un esprit fait d’insolence, de curiosité intellectuelle et de cette légère mélancolie qui donne aux grandes œuvres leur profondeur. Dans la lumière dorée du Cap d’Antibes, la cérémonie a ainsi renoué avec l’essence même de Fitzgerald : célébrer les rencontres, les souvenirs qui naissent au cours d’une soirée et la magie de ces instants suspendus où la littérature se mêle à l’art de vivre.

Bertrand de Saint-Vincent (au micro) ©YesICannes.com
Un jury prestigieux au service de l’exigence littéraire
Présidé par Bertrand de Saint-Vincent, le jury réunissait cette année des personnalités majeures du paysage culturel français : Daphné Roulier-De Caunes, Marie-Dominique Lelièvre, Éric Neuhoff, François Armanet, Frédéric Beigbeder, Christophe Ono-dit-Biot et Hélène Fillières. Les jurés avaient retenu cinq finalistes aux univers très différents : Christian Kracht, L’amour et la Fureur de Martin Suter, La Fêlure de Charlotte Casiraghi, Dans ma Peau de Yasmin Zaher et enfin Départ(s) de Julian Barnes.

Remise du Prix Fitzgerald à Julian Barnes pour son roman Départ(s) ! ©YesICannes.com
Le Prix Fitzgerald, une distinction devenue incontournable
En quinze ans d’existence, le Prix Fitzgerald s’est imposé comme l’un des rendez-vous littéraires les plus singuliers de la scène française. Il a couronné des auteurs aussi prestigieux que Jay McInerney, Quentin Tarantino, Joyce Carol Oates, William Boyd ou encore, l’an dernier, Richard Ford pour son roman Le Paradis des Fous. La soirée s’est achevée selon la tradition par le « Dîner des Écrivains », organisé sur les terrasses mythiques des Belles Rives, face à la Méditerranée et à cette fameuse « Green Light » qui rappelle l’univers de Gatsby le Magnifique.

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