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Avec RAD’ART, les galeries de Saint-Paul-de-Vence s’unissent pour offrir une déambulation artistique inédite entre patrimoine, création contemporaine et art de vivre méditerranéen.
RAD’ART : À Saint-Paul-de-Vence, les remparts n’ont jamais cessé d’inspirer les artistes. Depuis les années où Jacques Prévert, Marc Chagall ou Joan Miró fréquentaient les ruelles du village jusqu’à l’effervescence créative d’aujourd’hui, l’art s’y vit comme une évidence. Désormais, cette histoire se prolonge sous une nouvelle forme. Baptisé RAD’ART, un parcours d’art contemporain inauguré le 4 juillet réunit plusieurs des galeries et institutions les plus influentes du village dans une même invitation à la découverte. Plus qu’un simple circuit d’expositions, cette initiative transforme les ruelles médiévales en un musée à ciel ouvert où chaque porte franchie ouvre sur un univers singulier.


Une véritable promenade esthétique
Le principe séduit par sa simplicité : progresser de lieu en lieu toutes les trente à quarante minutes, au rythme des vernissages, des rencontres avec les galeristes et des échanges avec les artistes. Depuis la Fondation CAB jusqu’à la Guinguette de Toile Blanche, où s’est achevée la soirée inaugurale dans une atmosphère conviviale, le parcours compose une véritable promenade esthétique où l’on passe naturellement du minimalisme à la photographie, de l’abstraction à l’Arte Povera, dans un dialogue permanent entre patrimoine architectural et création contemporaine.


Une constellation de galeries qui réinvente le village des artistes
La force de RAD’ART réside dans l’alliance de lieux aux identités très affirmées. La Fondation CAB poursuit son exploration des liens entre art, architecture et design avec « Abstract Constructions », qui met en résonance les peintures géométriques de Nassos Daphnis et les sculptures architecturales de Rita McBride. Les lignes colorées du pionnier du Hard Edge rencontrent les structures monumentales de l’artiste américaine dans une réflexion subtile sur l’espace et le mouvement. La Fondation consacre également une exposition à Jean Prouvé, figure visionnaire du XXe siècle, dont les photographies d’archives, les éléments préfabriqués et le mobilier iconique rappellent combien l’architecture peut relever de l’invention artistique autant que de l’ingénierie.

Peinture, sculpture et installations interrogent notre perception
Fidèle à son exigence curatoriale depuis plus d’un demi-siècle, la Galerie Catherine Issert poursuit quant à elle son dialogue avec les grandes figures de l’art contemporain, entre peinture, sculpture et installations qui interrogent notre perception de l’espace. Indissociable de sa situation géographique – un village du Sud de la France fréquenté par de nombreux artistes de la modernité –, la Galerie Catherine Issert n’a cessé de s’ouvrir à la scène internationale (John M Armleder, Olivier Mosset, Christo, Lars Frederikson, Erik Dietman, Pier Paolo Calzolari, Adrian Schiess, Minjung Kim, Thomas Müller).


Galerie Podgorny: expositions « Fetch Live » et « The Pool »
La Galerie Podgorny confirme son engagement auprès de la scène émergente avec l’exposition Fetch Live, témoignant du renouvellement permanent de la création contemporaine sur la Côte d’Azur. Avec « The Pool » de Reine Paradis, le visiteur est plongé dans un univers visuel immersif mêlant photographie, peinture et installation. Installée à Los Angeles depuis 2012, l’artiste Reine Paradis (née en 1989) crée des photographies narratives et surréalistes. Son processus rigoureux va de l’imagination de la scène à la fabrication artisanale des décors et costumes, jusqu’à la prise de vue finale. En se mettant elle-même en scène, elle insouffle une dimension de performance indispensable pour donner vie à sa vision originale.



Jean-Paul Agosti, peindre l’infini du vivant
Parmi les temps forts de cette première édition figure la rétrospective « Jardin Miroir », présentée à la 46 St Paul Gallery jusqu’au 4 juillet. Cette exposition constitue la première présentation personnelle de Jean-Paul Agosti dans ce lieu dirigé par Annabelle Audren et offre une traversée de plus de cinquante années de recherche plastique. Né dans l’univers foisonnant de la galerie fondée par son père Paul Facchetti, Jean-Paul Agosti a grandi auprès des plus grandes figures des avant-gardes du XXᵉ siècle, de Jean Dubuffet à Alberto Giacometti. Formé aux Beaux-Arts de Paris et à la philosophie des sciences, il développe une œuvre où la peinture dialogue avec les mathématiques, la botanique et l’architecture.


Métaphores d’un monde en perpétuelle expansion
Sa rencontre avec le mathématicien Benoît Mandelbrot marque un tournant décisif. La théorie fractale nourrit alors une peinture où les arbres, les jardins, les sous-bois et les cours d’eau deviennent les métaphores d’un monde en perpétuelle expansion. Aquarelles aériennes, grandes toiles lumineuses et compositions arborescentes invitent le regard à circuler entre les échelles du visible et de l’invisible. Cette quête s’est naturellement prolongée dans la création de vitraux monumentaux et dans une réflexion sur l’architecture qui fait aujourd’hui de Jean-Paul Agosti l’une des figures singulières de la peinture française contemporaine.


Des rencontres inattendues entre patrimoine et avant-garde
L’Espace Pièce Unique Jacqueline Morabito accueille pour sa part une rencontre rare entre l’un des maîtres de l’Arte Povera, Pier Paolo Calzolari, et le photographe Pierre Thoretton. Leur livre-œuvre Cantata Bluia-Libre Doré, présenté pour la première fois en France, dialogue avec une œuvre originale de Calzolari et une photographie monumentale de Thoretton, dans une exposition où le livre devient lui-même un objet de création. À travers cette diversité d’approches, RAD’ART démontre que Saint-Paul-de-Vence demeure l’un des rares villages européens où l’art contemporain irrigue naturellement le quotidien, sans jamais rompre avec l’histoire des lieux.

Folon à la Chapelle de pénitents blanc
Le parcours d’art contemporain s’est prolongé avec l’exposition de Folon à la Chapelle de pénitents blanc. Dernier chef-d’œuvre de Jean-Michel Folon (1934-2005), la chapelle dévoile un dialogue magistral entre patrimoine du XVIIe siècle et art contemporain. Entièrement repensé par l’artiste, l’intérieur de l’édifice — ultime chapelle décorée du Sud méditerranéen — offre un contraste saisissant avec sa façade en pierre brute. Entre vitraux lumineux, mosaïques vibrantes et sculptures épurées, le motif récurrent des mains ouvertes y célèbre l’esprit de partage des anciens pénitents. Une immersion lumineuse qui scelle trente ans de complicité entre Folon et la cité azuréenne.

Toile Blanche, lorsque l’hôtel devient une œuvre vivante
À quelques minutes du cœur historique, Toile Blanche continue de brouiller les frontières entre hôtellerie, architecture et création contemporaine. Ici, l’art ne se limite pas aux cimaises : il imprègne chaque espace, chaque jardin, chaque suite. L’exposition « All This Useless Beauty » révèle une facette inattendue de Tom Barman, chanteur du groupe belge dEUS. Durant dix années de tournées internationales, le musicien a photographié les paysages aperçus depuis les vitres de son tour-bus, transformant les instants les plus ordinaires en fragments poétiques.

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Dialogue entre nature et création
Une image d’arbre réalisée lors du passage de Tom Barman à Saint-Paul-de-Vence vient ponctuer cette série comme un hommage discret à la lumière méditerranéenne.
Autour de cette exposition, les sculptures permanentes des frères Leroy, d’Arik Levy ou de Gregory Orekhov prolongent un dialogue permanent entre nature et création. Ici, revenir plusieurs fois dans l’année revient à découvrir un lieu constamment réinventé par les artistes en résidence.

Un nouveau rendez-vous pour les amoureux de création
Bien plus qu’un événement ponctuel, RAD’ART affirme une ambition collective. Celle de fédérer les acteurs culturels du village, de rendre l’art contemporain plus accessible et de proposer une nouvelle manière de découvrir Saint-Paul-de-Vence. En invitant le visiteur à ralentir, à pousser les portes des galeries, à dialoguer avec les œuvres et avec ceux qui les défendent, ce parcours replace l’expérience artistique au cœur de l’art de vivre méditerranéen.

Résonance nouvelle, vivante, tournée vers l’avenir
Avec RAD’ART, Saint-Paul-de-Vence invente un parcours où l’art contemporain dialogue avec l’âme du village. Dans un lieu où les pierres racontent déjà plusieurs siècles d’histoire, RAD’ART ouvre une nouvelle page. Une page où la création contemporaine ne vient pas concurrencer le patrimoine, mais lui offrir une résonance nouvelle, vivante et résolument tournée vers l’avenir.


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www.saint-pauldevence.com












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