Callas fait revivre l’âge d’or de l’automobile au 3e Rassemblement des Véhicules de Collection pour un spectaculaire voyage dans l’histoire automobile.

Présentation du 3ème Rassemblement de Voitures Anciennes par Daniel Maria (maire de Callas) ©YesICannes.com

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Dimanche 6 septembre 2026, la Place du 18 Juin 1940, au cœur de Callas, a pris des airs de musée automobile à ciel ouvert. Pour son troisième Rassemblement de Véhicules de Collection, la commune varoise a réuni près de 80 automobiles anciennes, de prestige et de collection, attirant un public venu nombreux admirer ces témoins roulants d’une époque où l’automobile se concevait autant comme un objet d’ingénierie que comme une expression du style. Avec ses carrosseries d’avant-guerre, ses silhouettes emblématiques des Trente Glorieuses et quelques mécaniques particulièrement remarquables, Callas a offert un véritable voyage dans l’histoire automobile.

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Célébrer une certaine idée de l’automobile
À l’initiative de la Municipalité, avec le concours de l’association Les Anciennes Calandres de Dracénie, du Comité des Fêtes et du Réveil Callassien, cette journée a une nouvelle fois célébré une certaine idée de l’automobile : celle des carrosseries sculptées, des chromes généreux, des moteurs que l’on entend vivre et d’une mécanique qui ne se dissimulait pas encore derrière l’électronique. Et qui demandait pas mal de connaissances et d’habileté en mécanique pour ne pas rentrer à pied !

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Callas, capitale éphémère des belles mécaniques
Porté par les collectionneurs Jean-Daniel Santoni et Jean-François Giannoni, le rassemblement a transformé la place du village en un élégant parking de collection. Près de huit décennies d’histoire automobile se côtoyaient ainsi dans une étonnante harmonie. Des Citroën populaires de l’entre-deux-guerres aux lignes sensuelles de la Jaguar Type E, en passant par l’inimitable Renault Floride ou l’étonnante Nash Metropolitan, chaque automobile racontait une histoire différente.

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Les voitures racontaient leur temps
Certaines témoignent de l’évolution industrielle des constructeurs, d’autres évoquent les bouleversements sociaux et économiques de leur époque, tandis que quelques-unes rappellent combien l’automobile fut aussi un formidable terrain d’expérimentation stylistique. Le plaisir du public résidait précisément dans cette diversité : ici une calandre massive, là une aile galbée, plus loin un habitacle aux proportions aujourd’hui disparues. Avec près de 80 automobiles réunies pour cette troisième édition, Callas a ainsi confirmé que le patrimoine automobile possède encore, sur la Côte d’Azur comme ailleurs, un formidable pouvoir d’attraction. Une journée placée sous le signe de la nostalgie, certes, mais surtout de la transmission d’une passion qui continue de rouler. À Callas, les voitures ne se contentaient pas d’être exposées : elles racontaient leur temps. Voici quelques exemples de ces élégantes « vintages ».

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Citroën C4 : quand l’automobile française entre dans la modernité
Présentée au Salon de Paris en octobre 1928, la Citroën C4 constitue une évolution des B12, B14 et B15. André Citroën s’inspire alors largement des méthodes et des formes de l’industrie automobile américaine, notamment de la Ford A. Sous son capot, un quatre-cylindres de 1 628 cm³ développe entre 30 et 32 chevaux. Avec sa boîte trois rapports et une vitesse supérieure à 90 km/h, la C4 affiche pour son époque des prestations sérieuses. Produite à environ 121 000 exemplaires jusqu’en 1932, elle existe également en version militaire. Son histoire prend même une dimension aventurière avec les sept autochenilles C4F équipées du système Kégresse engagées au sein du groupe Pamir lors de la Croisière Jaune, entre avril 1931 et mars 1932. Une petite automobile devenue, à sa manière, un témoin de la grande aventure mécanique du début du XXe siècle.

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Citroën B14 : la « Tout Acier » qui change la carrosserie
Présentée en 1926, la Citroën B14 appartient à une période charnière de l’histoire de la marque. Son surnom de « Tout Acier » traduit la volonté d’André Citroën de faire progressivement disparaître le bois de la structure des automobiles. Son quatre-cylindres développe 22 chevaux pour une cylindrée comprise entre 1 539 et 1 628 cm³. La boîte trois rapports n’est pas encore synchronisée et les freins sont à tambour. Sa vitesse maximale atteint environ 80 km/h. Mais la véritable richesse de la B14 réside aussi dans la variété de ses carrosseries : torpedo, berline, conduite intérieure, familiale, coach, cabriolet, coupé de ville, taxi ou encore utilitaire. Produite à 127 600 exemplaires entre 1926 et 1928, elle illustre cette époque où une même base mécanique pouvait donner naissance à une véritable famille automobile.

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Peugeot 202 : le charme aérodynamique du « fuseau Sochaux »
Avec la Peugeot 202, le style automobile franchit un nouveau cap. Produite de 1938 à 1949 à 139 718 exemplaires, elle adopte le fameux dessin aérodynamique baptisé « fuseau Sochaux », caractérisé notamment par ses deux projecteurs rapprochés et intégrés derrière la calandre. Son quatre-cylindres longitudinal de 1 133 cm³ développe 30 chevaux et permet d’atteindre environ 100 km/h, avec une consommation annoncée à 7,8 l/100 km. La 202 fut également rattrapée par l’Histoire. En 1939, l’armée française réquisitionna environ 400 exemplaires, notamment pour les missions de commandement et de liaison, avant que certaines ne soient également utilisées par la Résistance. Après la guerre, la production reprend avant que la 202 ne cède progressivement sa place à la Peugeot 203, lancée en 1948. Derrière ses dimensions modestes, cette élégante Peugeot porte donc une mémoire particulièrement riche de la France des années 1930 et 1940.

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Renault Floride : une icône française sous le soleil
Changement d’époque et de décor avec la Renault Floride, présentée au Salon de Paris en 1958 avant d’être dévoilée à New York en 1959. Son destin est immédiatement associé au glamour international. Deux exemplaires furent offerts à titre promotionnel à deux stars mondiales : Brigitte Bardot et Grace Kelly. Difficile d’imaginer meilleur écrin médiatique pour cette automobile aux lignes élégantes. Initialement destinée au marché américain sous le nom de Caravelle, elle connaît un parcours commercial particulier outre-Atlantique avant de rencontrer le succès en France. Au total, 117 039 exemplaires seront fabriqués jusqu’en 1968. Le modèle présenté à Callas était une Floride S de 1962, équipée du moteur Cléon-Fonte de 956 cm³ développant 48 chevaux. Sa particularité technique mérite l’attention : elle reçoit quatre freins à disques, une première pour une voiture française. La Floride incarne ainsi à merveille une époque où la voiture devient aussi un accessoire de séduction, de liberté et de villégiature.

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Jaguar Type E V12 : le sommet d’une légende britannique
Parmi les automobiles susceptibles de provoquer instantanément un attroupement, la Jaguar Type E occupe une place à part. Lancée en 1961, elle bouleverse les canons esthétiques de son époque avec une silhouette basse, étirée et sculpturale qui lui vaut rapidement une réputation internationale. La Série 3, introduite en 1971, marque l’ultime évolution de la lignée. Elle reçoit le mythique V12 de 5,3 litres, installé longitudinalement à l’avant et développant 272 chevaux. Avec 24 soupapes et une vitesse annoncée de 238 km/h, cette mécanique donne à la Type E une dimension nouvelle. Le moteur avait été conçu à l’origine dans la perspective de la compétition et des 24 Heures du Mans. Produite jusqu’en 1975, la Type E V12 apparaît aujourd’hui comme l’aboutissement d’une aventure commencée quatorze ans plus tôt. À Callas, elle apportait au rassemblement cette touche de grand tourisme britannique qui fait encore battre le cœur des collectionneurs.

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Nash Metropolitan : l’Amérique qui choisit de produire en Europe
Plus inattendue, la Nash Metropolitan raconte une histoire industrielle singulière. Cette petite automobile est conçue par des Nord-Américains pour le marché nord-américain, mais elle est entièrement fabriquée en Europe. Produite d’abord par Hudson en Angleterre de 1954 à 1957, puis par American Motors jusqu’en 1962, elle reçoit des mécaniques Austin. La première version dispose d’un quatre-cylindres de 1 200 cm³, avant l’apparition d’une version de 1 489 cm³ développant 52 chevaux en 1956. Son parcours illustre déjà une mondialisation de l’industrie automobile qui semble aujourd’hui familière, mais qui apparaissait alors particulièrement novatrice. Avec près de 95 000 exemplaires produits ou vendus selon les périodes de production et de commercialisation retenues, la Metropolitan demeure surtout une automobile attachante, à mi-chemin entre les attentes du conducteur américain et le savoir-faire industriel britannique.

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Des automobiles, mais surtout des histoires
Le succès de ce troisième rassemblement tient finalement autant aux voitures qu’aux histoires qu’elles transportent. Une Citroën des années 1920 rappelle les débuts de la démocratisation automobile ; une Peugeot 202 évoque les années de guerre ; une Floride renvoie à l’insouciance des années 1950 et au glamour de la Côte d’Azur ; une Jaguar Type E incarne la fascination pour le grand tourisme britannique ; une Nash Metropolitan témoigne déjà des échanges industriels entre continents et l’éternelle traction évoque les FFI. C’est toute la richesse de l’automobile de collection : conserver une mécanique, c’est aussi préserver une part de mémoire.

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Le patrimoine mécanique en art de vivre
À Callas, la passion automobile ne s’est pas réduite à une exposition de carrosseries rutilantes. Elle a créé un moment de convivialité entre propriétaires, collectionneurs, passionnés et simples curieux. À l’heure où l’automobile contemporaine privilégie toujours davantage l’efficience, l’électronique et la rationalisation des formes, ces anciennes mécaniques rappellent une autre philosophie. Elles ont des imperfections, des odeurs, des bruits, des gestes de conduite et des silhouettes immédiatement reconnaissables. C’est précisément pour cela que les véhicules de collection fascinent autant. Ils offrent une expérience sensorielle que l’on ne regarde pas seulement : on l’écoute, on la respire, on l’imagine et, parfois, on rêve de prendre le volant.

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Anciennes Calandres de Dracénie
L’association Anciennes Calandres de Dracénie (ACD) est un club de passionnés d’automobiles anciennes basé à Draguignan. Elle s’investit particulièrement dans l’organisation et l’animation de rassemblements de véhicules d’époque et de prestige dans la région de la Dracénie.
197, Avenue Blaise Pascal, 83300 Draguignan.
Contact : jd.santoni@orange.fr

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Callas : Voitures de Collection Pour un Spectaculaire Voyage dans l’Histoire Automobile
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