À Bargemon, l’exposition « L’art ancestral des sourciers » explore le mystère de l’eau invisible : et si l’eau cachée sous nos pieds révélait bien plus que de simples ressources naturelles ? Alors, laissez-vous mener à la baguette !
L’art ancestral des sourciers : Depuis toujours, l’eau est perçue comme une source de vie indispensable à toutes les créatures. Mais au-delà de son rôle vital, elle a aussi nourri croyances et pratiques ancestrales. La sourcellerie, cet art ancien qui consiste à détecter l’eau cachée sous la terre à l’aide de baguettes ou de pendules, témoigne du lien profond entre l’homme et cet élément essentiel. Elle illustre combien l’eau est précieuse et recherchée, au point d’avoir inspiré des savoirs transmis de génération en génération. Ainsi, « l’eau, c’est la vie » prend ici une dimension à la fois naturelle et mystérieuse, que toutes les êtres, d’une manière ou d’une autre, semblent reconnaître.

Musée Camos ©YesICannes.com
Entre intuition, science et croyances
Et si l’eau cachée sous nos pieds révélait bien plus que de simples ressources naturelles ? Entre intuition, science et croyances, l’exposition L’art ancestral des sourciers, initiée par la DPVa (Dracénie Provence Verdon agglomération) invite à un voyage fascinant au cœur d’une pratique aussi ancienne qu’énigmatique. À découvrir du 14 février au 28 juin 2026 au Musée-Galerie Honoré Camos de Bargemeon, cet événement singulier mêle patrimoine immatériel, récits historiques et réflexion contemporaine autour d’un élément devenu plus précieux que jamais : l’eau.

Pierre Razet – Médiateur culturel Musée Camos ©YesICannes.com
Une immersion entre mystère et modernité
Dans un contexte marqué par les sécheresses et la raréfaction des ressources hydriques, la figure du sourcier retrouve une résonance inattendue. L’exposition interroge cette pratique millénaire – aussi appelée radiesthésie – qui consiste à détecter l’eau souterraine à l’aide d’une baguette ou d’un pendule. D’où vient ce “signal” que certains affirment ressentir ? Est-il le fruit d’une sensibilité particulière, d’un savoir empirique ou d’un phénomène encore inexpliqué ? Sans jamais trancher, le parcours propose une exploration nuancée, laissant à chacun le soin de se faire sa propre opinion.
Des figures historiques entre mythe et réalité
Au fil de l’exposition, plusieurs personnalités marquantes incarnent l’histoire de la sourcellerie : Martine de Bertereau, pionnière au destin tragique ; Jacques Aymar, figure fascinante mêlant enquête et intuition ; Alexis Timothée Bouly, théoricien de la radiesthésie moderne et de nos jours, et Yves Rocard, qui tenta d’en donner une lecture scientifique. A la croisée de la science, de la croyance et de l’expérience, leurs parcours dessinent une histoire riche et parfois controversée.

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Une exposition pensée comme une expérience
Plus qu’une simple exposition, L’art ancestral des sourciers se vit comme une expérience sensorielle et intellectuelle. Elle invite petits et grands à questionner leur rapport à la nature, à l’invisible et à l’eau, tout en découvrant un savoir-faire ancestral toujours vivant. Dans le décor authentique du village de Bargemon, et du Musée Camos, autrefois chapelle des Pénitents Noirs, cette immersion prend une dimension presque méditative, entre patrimoine local et réflexion universelle.

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Une programmation vivante et accessible à tous
Pour prolonger l’expérience, la DPVa et le Musée-Galerie Honoré Camos proposent une riche programmation culturelle, accessible dès six ans. Ateliers, jeux, animations et événements spéciaux rythment les mois d’exposition, transformant la visite en véritable aventure interactive pour petits et grands.

Laissez-vous mener à la baguette ! Les activités autour de l’exposition
Initiation et découverte : Ateliers de radiesthésie avec Alain Raina, sourcier radiesthésiste : apprentissage du pendule et de la baguette, expériences sur le terrain et conférences pour comprendre l’histoire et les principes de la sourcellerie.
Activités pédagogiques autour de l’eau : Ateliers ludiques sur le cycle de l’eau pour les enfants et parcours immersifs comme La Rivière enchantée, mêlant jeux et défis
Expériences interactives et familiales : Après-midis jeux au musée et Bingo de l’eau : jeu d’exploration dans le village de Bargemon
Ateliers créatifs et artisanat : Création artistique autour de l’eau lors des Journées Européennes des Métiers d’Art et démonstrations de fabrication de baguettes et pendules par un artisan sourcier
Événements spéciaux : Soirée immersive pour la Nuit Européenne des Musées ; jeu d’enquête inspiré de Jacques Aymar et visites nocturnes de l’exposition
Clôture de l’exposition : Ateliers en plein air à Bargemon et Callas et conférence finale retraçant l’histoire des sourciers

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Une invitation à voir autrement
À la croisée des disciplines, L’art ancestral des sourciers dépasse le simple cadre muséal. Elle questionne notre rapport au vivant, à l’intuition et à une ressource devenue centrale dans les enjeux contemporains. Une exposition intrigante, accessible et profondément actuelle, qui pourrait bien changer votre regard sur l’eau.

Infos pratiques
Exposition L’art ancestral des sourciers
Musée-Galerie Honoré Camos, Place Saint-Étienne – 83830 Bargemon
Du 14 février au 28 juin 2026
Entrée libre et gratuite
Renseignements : +33 (0)4 94 76 72 88
Réservations ateliers / animations : billetterieculture.dracenie.com
Plus d’infos sur : culture.dracenie.com/2026/02/02/exposition-lart-ancestral-des-sourciers-du-14-fevrier-au-28-juin-2026/

Le Musée-Galerie Honoré Camos ©YesICannes.com
Le Musée-Galerie Honoré Camos
Le Musée Camos est une ancienne chapelle, la Chapelle Sainte-Étienne, édifiée au XVIIe siècle pour accueillir une confrérie de Pénitents Noirs. Ces derniers étaient des laïcs engagés, réunis en confréries pour mener des actions de solidarité et d’entraide au sein de la communauté. Au fil du temps, ce bâtiment chargé d’histoire a été entièrement restauré et transformé en musée-galerie : le Musée Camos. Il doit son nom à Honoré Camos, peintre de l’école provençale qui fréquenta Picasso dans sa ville natale de Vallauris et vécut de nombreuses années à Bargemon. À travers ce lieu, la municipalité a souhaité lui rendre hommage, tout en offrant un espace dédié à l’art et à la culture.














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