La Chaise de SAB, symbole niçois, prend le large vers Beyrouth avec le restaurant libanais Le Cèdre de Nice comme partenaire de cette aventure culturelle et gastronomique.

Sabine Géraudie, dite SAB & Jean Haidar ©YesICannes.com
Certaines œuvres dépassent leur statut de sculpture pour devenir des emblèmes: sur la Promenade des Anglais, face à la Méditerranée, la monumentale Chaise de SAB imaginée par l’artiste Sabine Géraudie, dite SAB, est de celles-là. Depuis son installation en 2014, près du Jardin Albert-Ier, elle est devenue l’une des silhouettes les plus reconnaissables du paysage niçois, invitation à la contemplation autant qu’image d’un art de vivre tourné vers la mer. Le 27 octobre 2026, cette icône azuréenne s’apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire au Liban. Dans ce contexte, la Chaise Bleue devient plus qu’une sculpture : elle matérialise une proximité culturelle, une mémoire partagée et la volonté de maintenir vivants les liens entre les peuples.

Jean & Anthony Haidar ©YesICannes.com
Espace de rencontre entre deux rives
Pour la première fois, une reproduction de l’œuvre sera installée de façon permanente sur le littoral de Beyrouth, dans le cadre du projet porté par Blue Shores International, sous le haut patronage de la Première Dame du Liban, Son Excellence Madame Nehmat Aoun, et en partenariat officiel avec l’Ambassade de France au Liban. Un projet artistique et symbolique qui fait de la Méditerranée non plus une frontière, mais un espace de rencontre entre deux rives, deux cultures et des histoires profondément liées. Dans cette aventure, le restaurant niçois Le Cèdre, dirigé par le chef Jean Haidar et son fils Anthony, apporte une dimension essentielle : celle de la gastronomie comme langage universel de l’hospitalité et de l’amitié franco-libanaise.

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Douceur gourmande ©YesICannes.com
Le Cèdre, partenaire gourmand d’une aventure culturelle
À Nice, le lien entre la France et le Liban se vit à travers les échanges diplomatiques ou les projets artistiques mais pas seulement : il se cultive aussi à table. C’est précisément ce que défend Le Cèdre, restaurant libanais ouvert en mai 2017, où Jean Haidar fait vivre les saveurs de son pays natal tout en les inscrivant dans le paysage gastronomique azuréen. Originaire du nord du Liban, le chef a étudié la cuisine française et italienne à Beyrouth avant de poursuivre son parcours professionnel à Bagdad, puis en France. Après dix-sept années en Alsace, l’appel du Sud l’a conduit à Nice, où il a choisi de partager sa culture culinaire avec son fils Anthony.

Jean & Anthony Haidar, la cuisine ne fait qu’un ! ©YesICannes.com

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Liens historiques et culturels étroits
L’engagement de Jean dépasse la cuisine. En devenant partenaire de l’événement autour de la Chaise Bleue, Le Cèdre affirme la place de la gastronomie dans le dialogue entre les cultures. Un partenariat qui prend tout son sens dans un projet où l’identité niçoise rencontre l’histoire libanaise, de part et d’autre d’une même mer. Pour Jean Haidar, la Chaise Bleue représente un symbole évident de la Côte d’Azur. Voir la Chaise de SAB prendre place sur la corniche de Beyrouth, c’est permettre à une image familière de Nice de voyager vers un pays avec lequel la France entretient des liens historiques et culturels étroits.

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Jean Haidar, ambassadeur de la cuisine libanaise à Nice
« Je suis Libanais et fier de mes origines », affirme Jean Haidar. Cette fidélité à ses racines constitue le fil conducteur de sa cuisine et l’ambiance de son restaurant : décoration contemporaine, lumières tamisées, atmosphère intimiste et influences orientales, parfait mariage entre élégance et convivialité. Au Cèdre, les traditions libanaises se déclinent dans une approche généreuse, colorée et conviviale. Le mezzé, véritable institution de la table levantine, y occupe une place centrale : une succession de petites préparations que l’on partage, que l’on découvre ensemble et qui transforment le repas en moment collectif. Taboulé au persil finement haché, houmous, préparations végétariennes, spécialités épicées ou plats de viande composent un répertoire où les herbes, les agrumes, les épices et l’huile d’olive dialoguent avec les produits du bassin méditerranéen. La cuisine libanaise s’y révèle dans toute sa diversité, entre fraîcheur, intensité aromatique et générosité.

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Disciples d’Auguste Escoffier en 2024
Le chef privilégie les produits disponibles sur les marchés locaux pour les ingrédients frais et s’approvisionne auprès de fournisseurs spécialisés pour les épices et produits caractéristiques de sa cuisine. Une manière de conjuguer ancrage régional et fidélité aux goûts du Liban. Sa trajectoire professionnelle a également été saluée par ses pairs : intronisé chez les Disciples d’Auguste Escoffier en 2024, il a reçu le Grand Cordon d’Or de la Cuisine Française à Monaco en 2025. La même année, Le Cèdre a intégré la sélection du Guide Michelin. Ces distinctions soulignent le parcours d’un chef pour qui la cuisine est autant un savoir-faire qu’une manière de faire découvrir une culture.

Jean Haidar – Disciples Escoffier ©YesICannes.com

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SAB, la chaise devenue œuvre emblématique
Derrière la Chaise Bleue se trouve Sabine Géraudie, artiste plasticienne et peintre connue sous le nom de SAB. Son œuvre monumentale, haute de trois mètres, s’est imposée dans le paysage niçois au point de devenir un rendez-vous photographique pour les habitants comme pour les visiteurs. Pourtant, l’histoire de cette chaise ne commence pas par un projet de mobilier urbain. Elle naît d’une réflexion artistique sur le bonheur, le désir et la difficulté de parvenir à ce que l’on recherche. Au départ, SAB s’intéresse aux anciennes chaises qui ponctuaient le littoral niçois, notamment celles associées à l’histoire de la Promenade. Elle mêle ses références aux assises historiques et aux interprétations plus contemporaines pour créer une sculpture qui convoque immédiatement la mémoire collective de la Riviera.

La Chaise Bleue de SAB ©YesICannes.com
Objet familier et œuvre d’art
L’artiste imagine une œuvre que le public puisse s’approprier, photographier et intégrer à son propre récit de Nice. Proposée à la Ville, la sculpture trouve sa place sur la Promenade des Anglais en 2014. Son succès tient notamment à son paradoxe : cette chaise semble inviter à s’asseoir, alors même que sa monumentalité et son installation la rendent inaccessible. Elle offre une perspective plutôt qu’une assise, une présence plutôt qu’un usage. Elle est à la fois objet familier et œuvre d’art, souvenir collectif et création singulière. Cette ambiguïté fait partie de sa force. SAB distingue d’ailleurs clairement son œuvre des nombreuses déclinaisons commerciales apparues au fil des années. Pour elle, la sculpture originale et les objets dérivés appartiennent à deux univers différents.

La Chaise Bleue et le Cèdre, symbole de paix ©YesICannes.com
À Beyrouth, une chaise qui garde son identité niçoise
Le passage de la Chaise de SAB vers Beyrouth ne se résume pas à une reproduction à l’identique. SAB a souhaité que cette nouvelle sculpture conserve l’identité de l’œuvre niçoise tout en développant une singularité propre au lieu qui l’accueillera. Le projet est né d’une relation de longue date avec Géraldine Ghostine, présidente de l’association Mon Liban d’Azur, qui œuvre aux échanges culturels entre la France et le Liban. Leur amitié, nourrie par plusieurs rencontres et voyages, a fait émerger l’idée d’installer cette icône de la Riviera sur la côte libanaise. Avec Rodolphe Melqui, Géraldine Ghostine a ensuite contribué à structurer le projet à travers Blue Shores International. Les contraintes d’importation, de transport et de coût des matériaux ont conduit à faire réaliser la sculpture directement au Liban, plutôt que de transporter depuis la France une œuvre fabriquée à Nice.

La Chaise Bleue de SAB ©SAB
Une découpe représentant la carte du Liban
Mais c’est surtout dans son dessin que la chaise de Beyrouth se distinguera. SAB a imaginé une variation conçue spécifiquement pour la ville : à la place des barreaux habituels, la structure intégrera une découpe représentant la carte du Liban, disposée horizontalement. L’artiste avait d’abord envisagé de faire apparaître le cèdre, emblème national libanais. Le choix de la carte géographique permet finalement une évocation plus directe du territoire et de son identité. La chaise ne perd donc pas son origine niçoise en voyageant: elle l’emporte avec elle, tout en accueillant une nouvelle histoire.

L’atelier de l’artiste plasticienne Sabine Géraudie dite SAB ©SAB
La Méditerranée, espace de dialogue et de mémoire
Le choix de Beyrouth résonne particulièrement avec l’histoire de la Chaise Bleue. Comme Nice, la capitale libanaise entretient un rapport essentiel à la mer : la lumière, la promenade, les rencontres et la vie collective font partie de son identité méditerranéenne. L’installation doit prendre place sur la corniche de Beyrouth, dans un secteur historiquement associé à la présence française. Selon les organisateurs, l’inauguration du 22 octobre sera précédée d’une réception à l’Ambassade de France, puis suivie d’un gala à l’hôtel Phoenicia. L’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large d’échanges entre les deux rives, portée notamment par les engagements associatifs de Géraldine Ghostine. Les rapprochements culturels et les jumelages entre collectivités françaises et libanaises contribuent également à nourrir ces relations.

Le cédre, symbole de paix au Liban ©YesICannes.com
Une artiste au-delà de la Chaise Bleue
Si la Chaise Bleue occupe une part importante du travail de SAB, elle ne résume pas sa démarche artistique. L’artiste poursuit en parallèle une œuvre de peintre et de plasticienne, souvent traversée par des questionnements sur la société contemporaine, la représentation du corps et notre rapport à la consommation. Dans une série de peintures consacrées à des femmes nues, elle s’intéresse notamment à l’omniprésence des selfies et aux filtres numériques qui transforment les visages et les silhouettes. Ses modèles sont des femmes réelles, aux histoires et aux corps différents : une femme ayant subi un cancer du sein, une femme âgée, une femme aux formes généreuses.

SAB ©Nice Matin
La manière dont notre société regarde, expose ou dissimule le corps féminin
L’intention n’est pas de peindre des corps idéalisés, mais de restituer des existences. SAB interroge les injonctions esthétiques contemporaines et les retouches numériques qui peuvent éloigner les femmes de leur propre image. En ajoutant parfois un voile, un effet de pixelisation ou une bande de matière devant le corps représenté, elle questionne également la manière dont notre société regarde, expose ou dissimule le corps féminin. D’autres travaux s’intéressent aux objets du luxe et à leur devenir. À partir d’éléments de décoration récupérés, de boîtes de caviar ou de matériaux abandonnés, l’artiste compose des installations qui interrogent la consommation, le prestige et ce que nous rendons au vivant après avoir prélevé ses ressources. Cette dimension critique éclaire autrement la Chaise Bleue. Derrière sa couleur immédiatement reconnaissable et son apparente simplicité, l’œuvre interroge aussi notre rapport aux lieux, aux symboles et à la mémoire collective.

SAB ©SAB
Le Cèdre : la gastronomie prolonge l’art de recevoir
Le partenariat du Cèdre donne à cette aventure une dimension concrète et humaine. La sculpture de SAB exprime l’identité d’un territoire ; la cuisine de Jean Haidar en raconte une autre, celle du Liban, de ses traditions familiales et de son hospitalité. Le mézzé, avec ses petites assiettes disposées au centre de la table, traduit parfaitement cette philosophie. On y partage les plats, on goûte, on échange, on prend le temps. La table devient un lieu de rencontre où les différences culturelles se découvrent et se célèbrent.

La Table du Cèdre ©YesICannes.com

©YesICannes.com
La Méditerranée constitue un lien naturel entre les deux rives
C’est dans cet esprit que Le Cèdre accompagne le projet : en contribuant à faire vivre le dialogue entre Nice et Beyrouth au-delà de la seule dimension artistique. La culture ne s’exprime pas uniquement dans les musées ou les monuments ; elle se transmet aussi par les saveurs, les gestes, les traditions et le plaisir d’accueillir. Pour Jean Haidar, comme pour SAB, la Méditerranée constitue un lien naturel entre les deux rives. L’un la raconte par la cuisine, l’autre par une œuvre devenue emblématique. Ensemble, ils participent à une même histoire de partage.

Le Chef Jean Haidar présente ses créations aux saveurs du Liban ©YesICannes.com
De Nice à Beyrouth, le bleu comme promesse
Le 22 octobre 2026, lorsque la Chaise de SAB trouvera sa place sur le littoral de Beyrouth, elle emportera avec elle un fragment du paysage niçois. Sa silhouette rappellera la Promenade des Anglais, mais sa nouvelle interprétation inscrira également le Liban au cœur de l’œuvre. Entre l’artiste SAB, les intervenants de Blue Shores International (Blue Shores International, société nouvellenent créée à Beyrouth, spécialisée dans les événements touristiques, gastronomiques et culturels entre l’Europe et le Moyen Orient), et les partenaires engagés, dont le restaurant Le Cèdre, ce projet fait dialoguer art, patrimoine, gastronomie et diplomatie culturelle. Une chaise ne transporte personne d’une rive à l’autre, mais celle-ci contribuera à rapprocher deux villes, deux histoires et des sensibilités méditerranéennes qui se reconnaissent. La véritable force de la Chaise Bleue c’est d’offrir à chacun une place dans un paysage commun, celui d’une Méditerranée qui relie autant qu’elle sépare.

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Restaurant Le Cèdre
Deux propositions : Saveurs Classiques et Menu du Chef
4 Boulevard Risso 06300 Nice
Lun – Jeu : 19:00 – 22:00
Ven – Sam : 19:00 – 23:00
Fermeture le dimanche.

Spécialité libanaise ©YesICannes.com

Bienvenue au Cèdre ©YesICannes.com
La Chaise Bleue de SAB à Beyrouth : Le Cèdre, Trait d’Union Gourmand Entre Nice et le Liban
Cliquer pour agrandir – ©YesICannes.com -Tous droits réservés























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