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Avec « Oui, Chef ! », première édition, Marcel Ravin et les Disciples Escoffier font vivre la gastronomie méditerranéenne à Roquebrune-Cap-Martin transformé en village gourmand.

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Oui, Chef ! : Dans l’Oliveraie du Parc du Cap-Martin, la gastronomie s’est racontée autrement : les 3 et 4 octobre 2026, la première édition de « Oui, Chef ! » a réuni chefs, artisans, producteurs, apprentis et épicuriens autour des valeurs chères aux Disciples Escoffier : transmission, partage et excellence. Parrain de ce nouveau rendez-vous, Marcel Ravin a donné à cette fête gourmande une couleur particulière, entre héritage caribéen, culture méditerranéenne et engagement pour les générations futures.

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Une oliveraie transformée en table méditerranéenne
Il fallait un écrin à la hauteur de l’ambition: à Roquebrune-Cap-Martin, le Parc du Cap-Martin et son oliveraie ont offert à « Oui, Chef ! » un décor où la gastronomie semblait retrouver son environnement naturel. Pendant deux jours, les effluves de cuisine ont circulé entre les oliviers, tandis que chefs, producteurs et artisans prenaient possession du site. Plus de quinze chefs, 24 stands gourmands, des démonstrations, des ateliers, des conférences et des ont composé cette première édition imaginée autour d’une idée simple : rapprocher le public de ceux qui font la cuisine.

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Culture du bien manger
Ici, preuve que la gastronomie est un art vivant, les produits se goûtaient, les gestes s’observaient, les dégustations et les recettes se racontaient, et les questions se posaient. La situation géographique de Roquebrune-Cap-Martin renforçait encore cette identité. Entre Menton, Monaco et l’Italie, la commune appartient à cette Riviera où les cultures culinaires se croisent naturellement. L’olive, les légumes du Sud, les produits de la mer, les influences italiennes et provençales composent un territoire où l’art de la table est autant une tradition qu’un mode de vie.

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Jean-Claude Brugel, Président des Disciples Escoffier au micro ©YesICannes.com
Marcel Ravin, un parrain naturellement placé sous le signe du partage
Pour accompagner cette première édition, les organisateurs ont choisi une personnalité dont le parcours résume à lui seul le dialogue entre les cultures : Marcel Ravin. Né à Fort-de-France, le chef a quitté la Martinique à l’âge de 17 ans pour se former en métropole. Son arrivée en France constitue alors un véritable dépaysement. Certains produits emblématiques de la gastronomie française lui sont inconnus, mais la découverte de cet univers va progressivement nourrir une trajectoire qui le conduira jusqu’aux cuisines monégasques. Depuis 2005, il dirige le Blue Bay au Monte-Carlo Bay Hotel & Resort, aujourd’hui auréolé de deux étoiles Michelin. Il supervise également La Table Elsa au Monte-Carlo Beach, distinguée d’une étoile.

Intronisation de Marcel Ravin ©YesICannes.com

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Une cuisine de dialogue
La cuisine de Marcel Ravin s’est construite sur cette rencontre entre ses racines antillaises et les produits, les techniques et les paysages méditerranéens. Une cuisine de dialogue plutôt que de confrontation, dans laquelle le chef revendique une personnalité culinaire forgée par les rencontres. À Roquebrune-Cap-Martin, où il réside depuis plusieurs années, Marcel Ravin a donc trouvé un terrain particulièrement propice pour transmettre son expérience au grand public.

Intronisation de Patrick Cesari, maire de Roquebrune-Cap-Martin ©YesICannes.com

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« Nous sommes aussi des transmetteurs »
C’est probablement le mot qui revient le plus souvent lorsqu’il évoque son métier : transmission. Pour Marcel Ravin qui vient d’intégrer la grande famille des Disciples Escoffier, le cuisinier n’est pas seulement celui qui compose une assiette. Il est aussi celui qui reçoit un héritage et doit, à son tour, le transmettre. Le chef aime rappeler que la création culinaire ne surgit jamais de nulle part. « La cuisine doit rester un jeu, même s’il faut jouer très sérieusement », explique-t-il en substance. Avant de chercher à inventer, il faut apprendre, comprendre les produits et maîtriser les fondamentaux.

Intronisation de Élise Haas ©YesICannes.com

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La transmission n’est plus abstraite elle est réalité
Cette philosophie rejoint précisément celle des Disciples Escoffier. La confrérie défend une gastronomie fondée sur le respect des produits, des hommes et des métiers, mais également sur la nécessité de faire circuler les savoirs. Durant « Oui, Chef ! », deux étudiants en deuxième année de BTS Management en Hôtellerie-Restauration, Antoine Robello Veran et Enzo Ferrini, ont ainsi participé à la préparation des démonstrations. Pendant deux jours, ils ont pu observer de près le travail des professionnels et écouter les conseils des chefs. Une scène presque symbolique : la transmission n’était plus une notion abstraite, mais une réalité vécue en cuisine.

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La grande scène des chefs, laboratoire du goût
Le programme de démonstrations a offert une véritable traversée de la gastronomie contemporaine. Marc Salichon, chef exécutif de l’Hôtel Le Méridien Nice, a ouvert l’une des séquences avec un risotto au potimarron, accompagné d’une bisque réduite aux épices et d’un jus de miso. Marcel Ravin a ensuite pris place derrière les fourneaux pour une démonstration particulièrement attendue. Jean-Laurent Basile, chef de L’Hirondelle aux Thermes Marins de Monte-Carlo, puis Frédéric Ramos, chef de L’Azzurra Kitchen au Novotel Monte-Carlo, ont poursuivi les rendez-vous culinaires.

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Intronisation de Daniele Lamboglia ©YesICannes.com

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Une cuisine sans frontières
Le dernier temps fort a réuni Jean-Luc L’Hourme, Meilleur Ouvrier de France 2000, et Gilles Brunner, président du Corps Magistral du Grand Cordon d’Or de la Cuisine Française. Leur partition associait fregola sarda travaillée comme un risotto, cèpes et girolles, noix de Saint-Jacques juste snackées et jus corsé de homard. Une cuisine qui démontrait, à elle seule, combien les frontières culinaires sont devenues poreuses : la Sardaigne rencontre la Méditerranée française, les produits de la forêt répondent à ceux de la mer, tandis que la technique transforme des ingrédients identifiables en une assiette construite.

Intronisation de Patricia Fonseca ©YesICannes.com

Intronisation de ©YesICannes.com
Des ateliers pour apprendre, goûter et comprendre
Outre les démonstrations des chefs, la gastronomie s’est ouverte à tous : les ateliers ont permis au public d’entrer davantage dans les coulisses des métiers de bouche. Nouari Berkerrache, de ZEchef à domicile – Le Petit Prince à Menton, figurait parmi les intervenants. Fabrice Simon, chef de la Maison du Planteur – Chocolaterie de Grasse, a consacré un rendez-vous à l’univers du chocolat avec notamment la réalisation de cakes bowls multicolores, travaillés autour du chocolat et de petits décors.

Intronisation de Claudia Cherki ©YesICannes.com

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Des gestes simples constituent le patrimoine culinaire
Les crêpes Suzette ont également fait l’objet d’une animation menée par William Hass, responsable développement restauration chez Pomona, et Antonio Fochi, président de Slow Food Monaco et initiateur de l’événement « Oui, Chef ! ». Une programmation qui rappelle que la gastronomie possède plusieurs portes d’entrée : la haute cuisine, bien sûr, mais aussi la pâtisserie, le chocolat, les produits bruts, les techniques traditionnelles et les gestes parfois simples qui constituent le patrimoine culinaire.

Intronisation de Renato Carlini ©YesICannes.com

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Les producteurs, ambassadeurs du territoire
À quelques mètres des démonstrations, les stands racontaient une autre histoire : celle des produits et de ceux qui les fabriquent. La Boucherie du Midi, Au Chai du Fromager et Bee Riviera représentaient notamment le territoire roquebrunois. D’autres producteurs apportaient des spécialités issues de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les escargots varois de L’Espigaou, les vins de pêche et le pastis de Forcalquier du Domaine de Provence ou encore la soupe de poissons de la Maison Ferrigno élargissaient ainsi le voyage gourmand.

Intronisation d’Ivan Pasquariello ©YesICannes.com

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La dégustation vient un moyen de lecture du territoire
La dégustation devenait alors un moyen de lecture du territoire. Un miel raconte ses fleurs et son terroir ; un vin renvoie à un sol, à un climat et à un savoir-faire ; un fromage évoque une saison et un producteur. Cette proximité entre le public et ceux qui travaillent la matière première constitue l’une des dimensions les plus intéressantes de « Oui, Chef ! ».

Jean-Luc Sini; Christian Heuline (Secrétaire Général des Disciples Escoffier International, Catherine Brothier (de gauche à droite) ©YesICannes.com

William Hass & Marco de la Boutique de la Truffe italienne à Cannes ©YesICannes.com

Marc Salichon ©YesICannes.com
Le patrimoine Escoffier au cœur de la fête
Derrière l’effervescence gourmande, « Oui, Chef ! » célébrait également une histoire. La Délégation Riviera Côte d’Azur – Corse & Monaco des Disciples Escoffier y a célébré son 36e Chapitre, dans le respect du cérémonial hérité d’Auguste Escoffier. La présence des Disciples n’était donc pas décorative. Elle donnait au rendez-vous sa colonne vertébrale : celle d’une gastronomie conçue comme une culture à transmettre. La confrérie trouve d’ailleurs ses racines sur la Côte d’Azur.

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Les intronisations en héritage
Les Disciples Escoffier International sont issus d’une association créée en 1954 par Pierre Sauvan, à l’initiative de Jean Ducroux, chef de cuisine à Nice et ancien cuisinier d’Auguste Escoffier. À l’époque, l’objectif était déjà de réunir les chefs travaillant dans les grands hôtels de la région. Le cérémonial d’intronisation, l’écharpe et la cassolette font partie de cet héritage. Plus de sept décennies plus tard, le rituel continue de donner une dimension presque théâtrale à l’entrée de nouveaux membres dans cette famille gastronomique.

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La cuillère en bois, symbole d’un savoir qui se transmet
À Roquebrune-Cap-Martin, les nouveaux impétrants ont été adoubés selon ce cérémonial : la traditionnelle cuillère en bois est venue symboliser l’entrée dans l’univers Escoffier avant la remise des écharpes correspondant aux statuts. Sous la conduite de Jean-Claude Brugel, président de la délégation et chef MOF du Café de Paris à Monaco, accompagné de la vice-présidente Laetitia Mériot, les nouveaux membres, sacrés des traditionnels coups de cuillère sur l’épaule, ont prêté serment autour de trois notions essentielles : transmettre, servir et honorer la cuisine. Après ce coup de Trafalgar, chaque impétrant a endossé la fameuse écharpe bleue ou verte. Huit nouveaux membres ont ainsi rejoint la confrérie, chacun avec un parcours différent mais des valeurs communes.

Nouari Berkerrache – ZE Chef ©YesICannes.com

Enzo Ferrini- Preys, Antoine Robello-Véran ©YesICannes.com

Enzo Ferrini- Preys, Antoine Robello-Véran, Jean-Laurent Basile ©YesICannes.com
Huit nouveaux visages pour une même philosophie
Parmi les nouveaux Disciples figurait Patrick Cesari, maire de Roquebrune-Cap-Martin, intronisé comme Épicurien avec une écharpe bleue. Son engagement en faveur des produits locaux, du bien-manger et de l’agriculture biologique a été mis en avant lors de son éloge. Marcel Ravin a, lui, reçu l’écharpe rouge réservée aux professionnels de la cuisine. Son parcours, de Fort-de-France à Monaco, en passant par les grandes maisons où il a construit sa formation, illustre une gastronomie devenue internationale tout en restant profondément attachée à ses racines.

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Élise Haas, professionnelle du développement commercial dans l’univers de l’agroalimentaire, de la boulangerie-pâtisserie et de la restauration, a rejoint les Escoffier au titre d’Épicurienne. Son parcours témoigne de l’importance de tous ceux qui accompagnent les métiers de bouche sans nécessairement être derrière les fourneaux. Claudia Cherki, entrepreneure dans le monde du vin et fondatrice de Champagne Claudia Cherki, a également été intronisée. Son parcours associe gastronomie, champagne, entrepreneuriat et engagement environnemental.

Enzo Ferrini- Preys et Antoine Robello-Véran, Frédéric Ramos et Jérémy Jeanne©YesICannes.com

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Frédéric Ramos ©YesICannes.com

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Suite des intronisations
Le chef Daniele Lamboglia, né en Italie et passionné par la cuisine au feu de bois, a rejoint la confrérie avec une philosophie centrée sur le produit et la braise. Son travail chez Colita fait dialoguer influences italiennes et colombiennes. À Nice depuis 2010, Ivan Pasquariello, chef du restaurant Les Amoureux, célèbre pour ses pizzas en forme de cœur, a lui aussi rejoint les Disciples. Distingué « Cavaliere della Cucina Italiana nel Mondo », il défend une cuisine italienne placée sous le signe du partage.

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Un concept de cuisine innovant
À Menton, Renato Carlini, chef du restaurant Le Petit Prince, apporte plus de trois décennies d’expérience entre Italie et Riviera. Enfin, Patricia Fonseca, architecte d’intérieur à Nice, a rejoint la confrérie comme Épicurienne. Son goût pour l’art de recevoir, les beaux produits et le terroir illustre une conception de la gastronomie qui dépasse largement la seule cuisine professionnelle.

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Gilles Brunner, Jean-Luc L’Hourme, Daniel Haouidech ©YesICannes.com
Eloge pour l’intronisation de Marcel Ravin**, Chef de cuisine “Monte Carlo Bay” et Monte Carlo Beach à Monaco*
Marcel Ravin, chef émérite, 2 étoiles au guide Michelin, a tracé son chemin culinaire avec brio. Né à Fort-de-France, en Martinique, il a commencé son parcours dans le monde de la cuisine locale avant de s’envoler vers la France pour parfaire ses compétences. Gravitant dans les établissements étoilés, Ravin a marqué son empreinte à l’Hôtel Montalembert à Paris avant de rejoindre le Blue Bay à Monaco, où son mariage subtil de saveurs caribéennes et de techniques françaises a conquis les palais. Sa carrière illustre un voyage passionnant à travers la gastronomie, érigeant Marcel Ravin en figure renommée de la cuisine fusion. Marcel Ravin dirige également les cuisines du Monte Carlo Beach à Monaco*. Marcel, cette écharpe rouge concrétise ton entrée dans notre famille. Nous sommes honorés de t’accueillir parmi les Disciples Escoffier. Bienvenue !

Gilles Brunner, Daniel Haouidech, Jean-Luc L’Hourme ©YesICannes.com

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2000 euros pour aider la recherche contre le cancer du sein
À l’issue de la séance d’intronisation, un chèque de 2 000 euros, fruit du partenariat avec la ville de Roquebrune Cap- Martin, les Disciples Escoffier et Octobre Rose, a été remis au profit de la recherche contre le cancer du sein.

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